25 juin 2008
Flower Power.
Lots of work for this flower cane. Will probably make tons more and start a garden :)
24 juin 2008
London's snail.

One of my favourite buildings. Because it looks like every building should: like a snail. A real house.

Just like London. Big. Harsh. Unforgiving.
Poupidou.

Same technique as the stars, different colors.
The name, though. I have to tell you about the name.
It looks "pop-ish". It looks like something that could belong to the Pompidou Center. But Poupidou's cuter.
Please, bear with me...
Stars (in their eyes)
Sorry for the sheep metaphor. Always liked the idea of stars living in herds, though.
11 juin 2008
Filiation réduite aux gamètes
A quand la preuve génétique de la paternité pour les pères qui vont déclarer leur enfant en mairie ? Si seule la biologie «prouve» la paternité, que diront les parents adoptifs, les beaux-pères, les belles-mères de nos familles recomposées, que diront les enfants qui ont été adoptés et leurs frères et sœurs par le cœur (et pas toujours par le sang) ? La loi qui vous a déclaré père d’un enfant devra-t-elle céder le pas à la «science», le biologique deviendra-t-il le seul repère valable pour instaurer la filiation, au mépris de l’affectif et du juridique ? Le «donneur de gamètes» serait donc, seul, le père ? Pierre Legendre disait : «Il ne suffit pas de produire de la chair humaine, encore faut-il l’instituer.» En prônant les tests génétiques, les hommes politiques et ceux qui les soutiennent oublient que la fabrique d’un être humain passe par le désir et la volonté de l’adulte de se reconnaître tuteur de l’enfant. On ne peut pas soupçonner systématiquement de fraude. On ne peut pas penser à l’humanité uniquement en termes comptables et de rentabilité, ni donner raison à ceux qui ont peur de l’étranger, de celui ou celle qu’ils perçoivent comme différent…
Le degré de
civilisation d’une société se mesure à la façon dont elle traite ses
enfants. Cet enfant que je reconnais comme le mien, même si je ne suis
«que» son oncle, ou son parrain, ou l’ami de son père, je ne pourrais
donc plus l’accueillir comme mien parce que nos ADN sont différents ?
Cet enfant de mon époux, que j’ai accueilli comme mien, cet enfant que
j’ai adopté, il me faudrait le laisser derrière moi, l’abandonner de
nouveau, parce que son ADN est différent du mien ou de celui du reste
de la fratrie ? Alors que cet enfant qui serait arrivé dans ma vie,
revenu de loin, peut-être, isolé, serait encore plus vulnérable et donc
mériterait encore plus qu’on prenne soin de lui, qu’on contribue à
renforcer les liens affectifs qu’il noue et non pas à les mettre en
danger. Mais pour cet enfant, recueilli ou adopté, né ailleurs et qui
porte sa différence d’avec ses parents aux yeux de tous, faudra-t-il
désormais que son père ou sa mère garde sur soi, en permanence, le
jugement d’adoption pour prouver qu’il est bien son enfant, même avec
des gènes différents ? Dans la Rome antique, le père reconnaissait son
enfant en l’élevant au-dessus de sa tête, cela suffisait pour que la
société les reconnaisse comme père et fils ou fille. Que vont dire les
enfants nés sous X ? La France semble oublier ici la convention
internationale des droits de l’enfant, les lois de bioéthique, mais
également sa culture, son histoire.
Par Docteur Fanny Cohen
Herlem, psychiatre, et Janice Peyré, présidente d’Enfance et familles
d’adoption, membre du Conseil supérieur de l’adoption





